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ARRÊTONS LA VAGUE D'EXÉCUTIONS EN IRAN

Les autorités iraniennes mènent actuellement une terrible série d'homicides cautionnés par l'État sous couvert d'exécutions judiciaires. En 2025, au moins 2 159 personnes ont été exécutées selon Amnistie internationale. Depuis les attaques américano-israéliennes sur l'Iran le 28 février 2026, la situation a basculé dans une nouvelle escalade : au moins 36 personnes ont été arbitrairement exécutées pour des motifs politiques, et 78 personnes sont actuellement sous sentence de mort et à risque imminent d'exécution  dont 41 arrêtées en lien avec les protestations de janvier 2026 et au moins 5 mineurs au moment des faits reprochés.

Depuis le soulèvement « Femme Vie Liberté » les autorités iraniennes ont redoublé d'efforts dans leur recours brutal à la peine de mort comme outil d'oppression afin de terroriser la population et de renforcer leur emprise sur le pouvoir. Les prisons sont devenues des lieux d'exécutions massives sanctionnées par l'État. Le contexte de guerre a encore aggravé cette tendance : les autorités qualifient désormais les manifestant·e·s et les dissident·e·s de « traîtres » et de « collaborateurs de l'ennemi ».

Demandez aux États d'intervenir d'urgence et de faire pression sur les autorités iraniennes pour faire cesser toutes les exécutions sans délai.

Quel est le problème ?

L'Iran traverse la pire vague d'exécutions de son histoire récente. En 2025, Amnistie internationale a recensé 2 159 exécutions un chiffre sans précédent. Depuis les attaques américano-israéliennes du 28 février 2026, les autorités ont intensifié le recours à la peine de mort comme arme de répression politique : au moins 36 personnes ont été exécutées pour des motifs politiques, et des milliers de personnes ont été arrêtées, dont des manifestant·e·s, des dissident·e·s, des journalistes, des avocat·e·s, des défenseur·e·s des droits humains et des membres de minorités ethniques et religieuses.

Le régime iranien ne rend pas publiques des statistiques fiables, et nombre des procès sont menés devant les tribunaux révolutionnaires, sans garanties essentielles (avocat, appel, transparence). Le shutdown d'internet imposé depuis le 28 février 2026 rend la documentation des violations encore plus difficile, et le nombre réel de victimes est vraisemblablement plus élevé. Ces tribunaux prononcent des condamnations sur la base de chefs d'accusation vagues — tels que « corruption sur terre » (efsad‑e fel‑arz), « inimitié envers Dieu » (moharebeh) ou « rébellion armée contre l'État » (baghi) — souvent utilisés contre des personnes arrêtées dans un contexte politique ou social.

Le 30 avril 2026, le chef du pouvoir judiciaire iranien, Gholamhossein Mohseni Ejei, a publiquement refusé les appels de la communauté internationale à cesser les exécutions, appelant au contraire à des procédures accélérées et aux peines « les plus sévères » contre les personnes arrêtées depuis le début de la guerre.

78 personnes sont actuellement sous sentence de mort et à risque imminent d'exécution. Parmi elles, 41 ont été arrêtées en lien avec les protestations de janvier 2026 et au moins 5 étaient mineures au moment des faits qui leur sont reprochés; en violation du droit international qui interdit strictement la peine de mort pour des crimes commis par des enfants. D'autres sont condamnées pour des affiliations réelles ou supposées à des groupes d'opposition interdits, ou accusées d'espionnage.

Le 27 juillet 2025, deux opposants politiques, Behrouz Ehsani et Mehdi Hassani, ont été exécutés en secret à la prison de Ghezel Hesar, à Karaj (province d'Alborz), sans qu'aucun avis préalable ne soit donné ni à eux ni à leurs proches. Leur condamnation a été prononcée à l'issue d'un procès inéquitable devant un tribunal révolutionnaire. Détenus au secret pendant près de deux ans, sans accès à un avocat, ils n'ont eu que cinq minutes pour être « jugés » et n'ont pas été autorisés à assurer leur propre défense. Leur condamnation s'est appuyée sur des « aveux » extorqués sous la torture, l'isolement prolongé et les menaces de violences supplémentaires.

Parmi les personnes sous sentence de mort figurent des femmes condamnées pour des motifs politiques, dont la travailleuse humanitaire kurde Pakhshan Azizi, dont le cas est particulièrement critique. D'autres personnes sont condamnées pour des affiliations réelles ou supposées à des groupes d'opposition kurdes, pour des publications sur les réseaux sociaux ou pour des relations sexuelles consenties entre adultes.

La peine de mort continue d'être utilisée de manière disproportionnée contre les minorités ethniques. Bien que les Baloutches ne représentent qu'environ 5 % de la population iranienne, ils comptent pour 20 % des exécutions recensées.

Amnistie internationale a documenté à de nombreuses reprises de graves violations des droits à un procès équitable, notamment la diffusion d'« aveux » forcés obtenus sous la torture, le refus du droit à un tribunal indépendant, le déni d'accès à un avocat, la violation de la présomption d'innocence et l'impossibilité de contester la légalité de la détention.

Cette situation — un volume sans précédent d'exécutions, un contexte de guerre instrumentalisé pour accélérer la répression, des procès expéditifs et arbitraires, le ciblage de mineurs et l'usage disproportionné de la peine capitale contre des catégories vulnérables — impose une mobilisation urgente de la communauté internationale.

Source : Action urgente Amnistie internationale, mai 2026

Le texte de cette pétition a été mis à jour en mai 2026.

Ce que vous pouvez faire

Signez la pétition et exhortez les États à appeler immédiatement l'Iran à cesser immédiatement toutes les exécutions liées au trafic de drogue, à annuler les condamnations et les peines de mort prononcées à l'issue de procès manifestement inéquitables devant des tribunaux révolutionnaires, et à instaurer un moratoire officiel sur les exécutions en vue d'abolir totalement la peine de mort. 

Note: Les signatures collectées dans le cadre de cette pétition seront envoyées au gouvernement du Canada et aux Nations unies en décembre. Nous inclurons seulement votre prénom et votre pays comme indiquées sur ce formulaire.